Maude Sabbagh

 Crédit photo : Léa Bégin

Crédit photo : Léa Bégin

C'est autour d'un mautadine de bon couscous israélien, au Café Parvis, que j'ai enfin piqué une jasette avec Maude. Vous la connaissez peut-être, sans le savoir, car elle est derrière et non devant la caméra. Un souper presque parfait - Code F - La mort m'a dit - Bull Jumping - Amuse Bouche- et j'en passe. 

Je voulais vous la présenter car c'est une Montréalaise vraiment inspirante, que je me surprend parfois à stalker. (Oui, j'admire son magnifique visage qui est le résultat de l'union d'une maman Égyptienne et d'un papa Québécois.) Animée et guidée par le côté humain avant tout, elle s'est donnée la responsabilité en tant que réalisatrice de mettre la lumière sur des gens qu'on ne voit pas, qu'on ne veut pas voir. Elle ne veut rien censurer. Mais... jamais au dépend de l'humain devant la caméra. À voir dans ses prochains documentaires... Stay tuned.

Tout comme nous, Maude rêve de se définir par ses passions et non seulement par son métier. Mais son tempérament fonceur et compétitif lui fait réaliser qu'elle doit savoir s'arrêter, s'inspirer et décrocher si elle ne veut pas s'épuiser. Je lui ai suggérée 10 minutes de méditation par jour. ''Dans l'fond, je pense que ma méditation, c'est jouer à la balle molle avec Les Princes. Ouais, c'est vraiment ça qui m'aide''. me lance Maude. Vous en saurez plus en lisant l'entrevue pas trop formelle.

 Crédit photo : Facebook Maude Sabbah

Crédit photo : Facebook Maude Sabbah

 Crédit photo : Facebook Maude Sabbagh

Crédit photo : Facebook Maude Sabbagh

1-    La série que tu binge watch? 
J’ai adoré la mini série documentaire “The Jinx” ! La série de cinq épisodes produite par HBO présente une entrevue exclusive avec un potentiel psychopathe qui glace le sang, des témoignages qui te laissent perplexes et des images d’archives comme on les aime. J’aime savoir ce qui s’est passé et comment l’humain peut être complexe et vraiment tordu... Ça me fascine. C’est le genre de projet que j’aimerais vraiment réaliser. Raconter une histoire vraie et fascinante de manière habile, sensible et captivante!

2-    Tu pourrais dépenser une carte cadeau de 5000$ en 5 minutes les yeux fermés dans quel magasin?
Chez Aritzia. Ce n’est pas original, mais c’est la vérité. J’ai rarement beaucoup de temps et je n’aime pas trop magasiner à plusieurs endroits. J’aime savoir que je vais tout trouver à la même place et qu’on va bien s’occuper de moi. Je trouve que le service à la clientèle est toujours impeccable aussi. La boutique Nike ne laisse pas sa place non plus, quand je rentre là, c’est rare que je reparte les mains vides. 


3-    Ton dernier lendemain de brosse était du à quel évènement?
Les gémeaux! Je ne sais pas si c’est la nervosité parce que j’étais nommé pour la première fois pour la réalisation de Code F ou bien si c’est parce que j’étais accompagnée d’une de mes meilleures amies Anaïs Côté (qui aime faire la fête autant que moi) mais on l’a échappé. J’étais dans un sale état le lendemain mais ça a valu la peine, ce fut une très belle soirée.  

 

 

4-    Ton coin préféré à Mtl?
Je suis une fille du Mile End. J’y ai habité pendant 29 ans, c’est dans mon ADN. J’ai très récemment déménagé dans Griffintown, sur le bord du Canal Lachine et je dois dire que c’est un coin qui me fait beaucoup de bien, qui m’apaise, surtout quand je sors de gros rush de tournage. J’aime voir l’eau, aller courir sur le bord du Canal et découvrir ce quartier qui est en pleine ébullition. En espérant qu’il se construise autre chose que des condos dans les prochaines années!


5-    C’est la fin du monde ce soir, tu mange quoi avant?
Classique, la nourriture de ma mère. Un plat Égyptien, quelque chose de réconfortant. Elle fait les meilleures courgettes farcies. Ma mère met beaucoup d’amour dans ses plats, mais il y a aussi ce sentiment d’héritage culturel qu’elle nous lègue et qui me rend fière quand elle nous fait un plat qui vient de son pays. D’ailleurs, j’aimerais pouvoir cuisiner comme elle. Mes deux soeurs ont hérité de son talent... moi non. :)

6-    Ton projet dont tu es le plus fière?
Je pense que c’est mon premier long métrage documentaire « Bull Jumping » qui a été diffusé le 14 septembre dernier à Canal D. C’est un projet sur lequel j’ai travaillé pendant presque 2 ans, où j’ai mis tout mon coeur, toute ma passion, un projet auquel je croyais fermement. 

Ça me rend très fière parce que ce projet m’a appris beaucoup. Je me suis donné la permission de me laisser complètement guider par mon instinct, par l’histoire humaine derrière le projet. Cette aventure m’a rappelée pourquoi j’ai choisi le métier de réalisatrice. Peu importe le projet que je fais maintenant, je m’écoute et je fais confiance à ce que je sens pour créer. Je me demande toujours : ''Pourquoi et comment ce projet me nourris, est-ce que ça me rend heureuse?'' Je me suis rendue compte que si ça ne part pas de mes trippes, je ne suis pas à mon meilleur et je tiens être la meilleure (pour moi) et toujours donner tout ce que j’ai. C’est pour ça que c’est important de se connaitre, de croire en son instinct et surtout, de s’écouter.

7-    Le deuxième endroit sur la planète où tu te sens à la maison.
Sur le bord de la mer. On dirait que je suis faite pour vivre au chaud, les cheveux au vent et rien dans les pieds. Je me sens automatiquement chez moi quand je suis au Mexique. J’adoooore la bouffe mexicaine et ma langue favorite est l’espagnole. Avec ma famille, nous louons une petite maison à Poerto Morelos du côté pacifique du Mexique pendant l’hiver. Ce n’est pas trop touristique, les plages sont belles et c’est assurément du temps de qualité avec des gens que j’aime et des souvenirs qui se créent à chaque fois.  

8-    Secrètement, de qui es-tu groupie?
J’aime vraiment beaucoup Véronique Cloutier. C’est un magnifique modèle de femme pour moi. Je l’ai toujours aimé, elle est dégourdie, forte, brillante et j’admire les risques qu’elle prend dans sa vie professionnelle + sa façon de toujours rester intègre.  Love her!


9-    Disons qu’on est tous des chats et qu’on a 9 vies. Tu faisais quoi dans ta vie précédente et tu feras quoi dans la suivante? Honnêtement, je ne changerais pas de métier ni de vie, mais je pense que j’ai déjà été enquêteur, travailler sur l’adrénaline, élucider des crimes. Ça me fascine ce genre d’univers, c’est ce que j’aurais fais dans ma vie antérieure. Dans le futur, je rêve parfois de m’ouvrir une auberge ou un petit truc sur le bord de la mer, de vivre plus simplement et surtout à un rythme moins effréné...

10-C’est le temps ou jamais de plugger n'importe quoi. Go. 
Je veux plugger ma ligue de balle molle: Les Princes. C’est une initiative de Léa Vinson, mon autre superbe meilleure amie, qui a crée une ligue de balle molle pour filles où 4 équipes, en plus de se dépasser et d'apprendre un nouveau sport, participent à des tournois caritatifs pour venir en aide à différents organismes. Je suis fière de faire partie de ce groupe de filles, elles sont toutes inspirantes. On se tient, on se supporte, on se fait du bien et on fait ça pour des bonnes causes en plus! Girl power!!!