Mon périple dans les Abruzzes, deuxième partie.

Si vous êtes en train de lire ce texte, c'est peut-être parce que vous avez lu la première partie. Si c'est pas le cas, je vous invite à vous mettre dans le bain avant de lire celui-ci! 

Lundi

Ç'a l'air de rien, mais j'avais la langue à terre. J'ai enfin pu dormir un peu le matin, m'étendre de mon long en maillot de bain sur la terrasse de la maison, avec les oliviers comme seuls témoins de mon magnifique one piece Shan. L'activité de la journée allait être composée de pâtes et d'une marche au bord de la mer. Mes parents m'ont amené au San Gabriel Agriturismo Mancini qui est ouvert depuis 1996. Mes parents sont clients depuis... 1996. Ça fait 20 ans qu'ils vont, deux fois par année, pour commander la même affaire. Antipasti, gnocchi, spaghetti a la chittarra, grillade mixte (grande assiette avec saucisse, porc, veau, agneau de leur ferme) et salade verte. Paraît que ça goûte toujours la même chose et que c'est la même madame dans la cuisine every-single-day. 

Mardi

J'étais binnn excitée à l'idée qu'on fasse notre propre huile d'olive. Mes parents ont toujours fait leur vin quand on habitait à St-Bruno, mais j'étais trop jeune et niaiseuse pour que ça m'intéresse. Croyez-moi, je me suis reprise ce matin-là. C'est toute une job installer les immenses toiles sur le terrain, ramasser toutes les olives dans les arbres, trier les branches, transporter les boîtes! On était une gang et ça a pris 2 jours. 

La deuxième journée, ma mère tenait à m'amener à Scano, un village médiéval caché au fond des montagnes vers le centre de l'Italie. " Il y a un beau lac turquoise, tu vas capoter ma puce! "  Effectivement, c'était tellement beau, je pensais halluciner. Je n'ai pas de mots à part WOWOWOWOW alors voici les photos : 

En revenant de Scano, on a rejoint la gang de joyeux lurons afin d'observer le procédé de pression d'olive pour en faire une huile délicieuse. 

Le lendemain, c'était la dernière journée de ce merveilleux voyage. Je voulais absolument passer la journée à la plage pour lire et tremper mes jambes dans la mer adriatique. Encore et encore. Pas le goût de partir. Beaucoup de souvenirs refont surface de mes anciens voyages en Italie. On a beau retourner au même endroit, on sent l'évolution qui fait partie de nous et nos yeux voient les choses différemment. Et c'est magique. 

léa bégin