Beyries, la chanteuse montréalaise qui apaise.

Avez-vous entendu parler de cette auteure-compositrice-interprète montréalaise? Beyries, prononcé "Bérice", c'est le nom de famille d'Amélie. J'avais lu un peu sur son parcours et j'ai tout de suite senti une grande connection avec sa musique, comme si on se connaissait. Ça vous fait ça, des fois? J'ai voulu m'entretenir avec cette femme qui est exactement comme je pensais : spontanée, intuitive, vraie.

 Crédit photo : Pierre Manning, Shoot Studio

Crédit photo : Pierre Manning, Shoot Studio

La musique lui est venue en deux temps. La première fois vers l'âge de 3 ans, grâce au piano de sa grand-mère qui était un objet de fascination pour elle. Plus tard, Beyries s'est concentrée sur ses études, a travaillé en restauration et en communication. Ses affaires roulaient très bien. Puis, un cancer du sein est venue mettre un frein à sa vie. Elle m'explique:  "C'est après les traitements que j'ai recommencé à jouer. Le piano m'a vraiment aidée dans mon rétablissement." D'ailleurs, la chanson Soldier a été écrite lors de cette période difficile. Elle y raconte son chemin dans la maladie. Écoutez-la, c'est magnifique.

 Crédit Photo : Pierre Manning, Shoot Studio

Crédit Photo : Pierre Manning, Shoot Studio

Son talent pur a rapidement été reconnu autour d'elle et c'est avec la maison de disque Bonsound (Safia Nolin, Lisa Leblanc, Radio Radio, Yann Perreau, Milk & Bone...) qu'Amélie a décidé de continuer son chemin.

1. Qu'est-ce qui joue dans tes oreilles ces temps-ci?

Le nouveau de Martha Wainwright, Radiohead, Bon Iver, Maison Brume et Safia Nolin.

2. L'endroit qui t'inspire le plus?

La forêt. Après quelques jours en ville, je ressens instantanément le besoin de m'évader à la campagne. Ça me prend le calme de la nature pour équilibrer avec l'intensité de la ville. Tu vois, même quand je suis à Montréal, je vais marcher sur le Mont-Royal à tous les jours. C'est quand je suis en contact avec la nature que la musique me spin dans la tête. Je fais le vide dans ma tête et les idées me viennent. C'est vital pour moi.

3. Qu'est-ce qui t'allume à part la musique?

L'humain me fascine. Dans les rencontres, dans la diversité, dans les expériences, dans l'histoire. Aussi, le voyage, la nature, le cinéma et les documentaires. D'ailleurs, la chanson The pursuit of happiness est inspirée par la force de Kristin Beck dans le documentaire Lady Valor

4. Quelle est ta plus grande peur?

Avec la maladie, j'ai accepté la souffrance, j'ai mieux compris la mort. Donc aujourd'hui, ma réponse est différente. Avec ce que je vis en ce moment, je te dirais que ma plus grande peur c'est de sortir au niveau publique. J'ai peur de la méchanceté des gens. On l'a vu avec Safia Nolin récemment. Je trouve que l'anonymat, c'est cool parce que tout est plus simple. J'avais même pensé à cacher mon visage comme certains artistes ont fait, mais finalement j'ai décidé de plonger à 100%.

5. J'en connais quelques-uns à qui je viens de donner envie de te voir en show.

Je suis au Ballpark les mercredi soirs. C'est un show intime, dans un contexte de quartier, une soirée confortable et chaleureuse où tu manges une bouchée, tu bois un verre pendant que je partage ma musique. J'avais envie de pouvoir connecter avec le monde, en toute simplicité. Ça en prend plus, des soirées avec de la belle chaleur humaine! 

P.S : Je l'ai vue en performance au Petit Campus le 14 Novembre dernier, vous allez adorer!!!

P.P.S : Le premier album de Beyries sort en Février. D'ici-là, suivez-là sur sa page Facebook. Ma boule de cristal me dit que le succès l'attend au coin de la rue. Même si ce n'est pas ce qui l'intéresse.

Longue vie à Beyries, longue vie à sa musique, longue vie à ces artistes authentiques.

Merci Pierre Manning chez Shoot studio pour les magnifiques portraits.

 Crédit photo : Pierre Manning, Shoot Studio.

Crédit photo : Pierre Manning, Shoot Studio.

 CRÉDIT PHOTO : PIERRE MANNING, SHOOT STUDIO

CRÉDIT PHOTO : PIERRE MANNING, SHOOT STUDIO